mercredi 10 juin 2015

Plan de saison, étape #1 : Déterminer sa philosophie personnelle de coaching

Plan de saison, étape #1 : Déterminer sa philosophie personnelle de coaching

Je vous invite à lire le premier article de cette série sur la création d'un plan de saison au http://www.lozhockey.com/2015/06/ne-pas-planifier-cest-planifier.html 

Oui je sais, le mot philosophie peut faire peur à certain. Mais dans le coaching, c’est d’une importance capitale d’établir la sienne sans quoi, on peut finir par se perdre dans le tourbillon qu’est une saison au hockey mineur.

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Il faut déterminer sa philosophie de coaching

Une philosophie est ce qui résume pourquoi on s’investit tant dans le coaching. Ce n’est pas le où, le qui ou encore le comment. La philosophie c’est le pourquoi.

  • Pourquoi je coach?
  • Pourquoi je veux enseigner?
  • Pourquoi je suis prêt à m’investir auprès des jeunes?

Gardez à l’esprit que plus on apprend à se connaître comme coach, plus notre philosophie prendra de la maturité et se définira davantage. Elle a toute son utilité lorsque des décisions difficiles doivent être prises. Souvent, dans ces cas, c’est le genre de situation qui met au défi votre philosophie. Si vous l'avez établi clairement et vous y croyez vraiment, les décisions deviendront plus faciles à prendre. Et si vous prenez des décisions qui viennent à l’encontre de votre philosophie, cela vous indiquera qu’elle mérite d’être revisitée.

Une philosophie peut se définir en 1 page, quelques paragraphes, quelques lignes voir 1 seul mot. Encore une fois, c’est ce qui convient le mieux à votre personnalité. Je vous partage ici ma philosophie de coaching :

Créer un environnement positif qui favorisera le développement individuel de chacun des joueurs. Cultiver une identité d’équipe ou le respect, l’entraide, l’éthique de travail et le leadership sont les valeurs prédominantes. Je suis conscient que ce qui fait la force d’une équipe est la force combinée de chacun des individus. Le développement de l’individu est donc au sommet de mes priorités.

En voici quelques autres

  1. Au niveau atome simple lettre, c’est tout à propos d’offrir l’opportunité aux enfants de développer leurs habiletés techniques et tactiques individuelles en utilisant des exercices qui sont stimulants et le fun à exécuter.
  2. Du premier jour de la saison jusqu’au dernier, je veux que mes joueurs progressent.
  3. Développer des habitudes de gagnant auprès de mes joueurs.
  4. Respect – Travail d’équipe – Leadership


En quelques lignes, écrivez les grandes lignes de votre philosophie
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_________________________________________________________________________________
_________________________________________________________________________________
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Si vous aviez à choisir 3 mots qui résume votre philosophie?

  1. ______________________________
  2. ______________________________
  3. ______________________________


Voici quelques mots clés pour vous aider

  • Leadership
  • Respect
  • Développement des joueurs
  • Plaisir
  • Progression
  • Éthique de travail
  • Intensité
  • Travaillant
  • N'abandonne jamais
  • Équipe
  • Entraide
  • Vitesse
  • Finesse




Ne cherchez pas à avoir une philosophie parfaite. Si écrire c'est plus difficile, choisissez des mots clés.  Ne cherchez surtout pas les grands mots. Écrivez ce qui vous vient à l’esprit. Vous pouvez toujours la peaufiner au cours des prochains jours, prochaines semaines voir au cours de la saison.  Faites en plusieurs copies et laissez-en tout partout :-)

Je vous recommande fortement de partager cette philosophie avec vos adjoints, parents et joueurs au début de la saison. C’est le principe directeur qui guidera le déroulement de votre saison.

Bref, votre philosophie de coaching vous appartient.  Soyez fidèle à celle-ci car dans les moments difficiles d'une saison, elle vous permettra de focaliser vos énergies sur ce qui compte vraiment pour vous.


Merci de partager ce texte.


Steve Lauzon
Loz | Hockey

mercredi 3 juin 2015

Ne pas planifier c’est planifier d’échouer – 5 clés à la conception d’un plan de saison efficace


Je me rappelle très bien la première journée où l’on m’a demandé de préparer mon premier plan de saison. Je ne savais pas du tout par où commencer et j’avais mille et une questions :

  • Qu’est-ce que je dois inclure?
  • Dois-je le faire sommaire ou détaillé?
  • Dois-je tout faire ce que je vais mentionner dans mon plan?
  • Est-ce que je peux l’adapter en cours de saison?
  • Et tellement d’autres…

Loz Hockey. Ne pas planifier c’est planifier d’échouer – 5 clés à la conception d’un plan de saison efficace. Ressource gratuite regroupant trucs, conseils, vidéos et exercices pour joueurs et entraîneurs de hockey.
La planification annuelle est une étape cruciale à une saison réussie

En fait, le plan de saison n’est pas quelque chose qui se pond du jour au lendemain. Dans mon cas, j’ai plusieurs années d’ajustements pour le rendre où il en est aujourd’hui. Et, tant et aussi longtemps que je coacherai, je vais continuer à l’améliorer. Mais pour le nouvel entraîneur, à moins d’avoir un mentor, il doit concevoir ce plan à partir de la case départ.

On me pose souvent la question est-ce que je dois le faire détaillé ou sommaire suffit. Ma réponse est toujours la même : le degré de détail importe peu. Ce qui importe vraiment est que l’entraîneur ait un plan et qu’il soit personnalisé à celui-ci.

L’objectif principal d’un entraîneur au hockey mineur devrait être de réussir à apporter chacun des individus qui composent son équipe à exploiter tout le potentiel à leur disposition. Le bon entraîneur va se créer un plan qui détaillera comment il va s’y prendre pour réaliser l’objectif. À mon avis, c’est la tâche la plus importante d’un entraîneur.

J’ai mis, en guise de référence sur le site Loz | Hockey, 2 versions de mes plans de saison antérieurs. Les plans sont disponibles au http://www.lozhockey.com/p/boite-outils.html. Pour qu’un plan de saison soit efficace, il se doit d’être personnalisé à l’entraîneur. Je vous invite à l’utiliser, le personnaliser et l’adapter selon vos besoins. Plus important encore, merci de le partager.




Les avantages d’avoir un plan de saison
Il y a plusieurs avantages à avoir un plan de saison.

  1. Le plan procure est une structure pour la prochaine saison. Au fil des semaines que la saison progresse, les circonstances feront que des modifications devront être apportées au plan pour demeurer sur la bonne voie. Peu importe, le plan établi au début de la saison demeurera la structure primaire de celle-ci et permettra de conserver le focus de l’équipe sur l’atteinte des objectifs fixés.
  2. Le plan force l’entraîneur à réfléchir sur son rôle et ses objectifs. En prenant le soin d’établir un plan, l’entraîneur doit faire une réflexion sur le rôle qu’il veut occuper et les objectifs qu’il veut atteindre, autant sur le plan individuel que collectif. Si les temps deviennent plus difficiles durant la saison, cela lui permettra de garder le focus sur l’essentiel.
  3. Le plan établit un sens de l’organisation. Un plan de saison qui est partagé avec les parents permet instantanément d’établir un sens de l’organisation. Un entraîneur préparé diminue le niveau d’inquiétude chez les parents et de stress chez l’entraîneur en question. Peu importe ce qui arrive durant la saison, l’entraîneur peut toujours revenir à son plan original pour remettre les choses sur la bonne voie.
  4. Le plan permet aux autres entraîneurs d’être sur la même longueur d’onde que l’entraîneur-chef. Hors de tout doute, c’est un des avantages les plus bénéfiques pour l’entraîneur. En partageant son plan de saison avec ses adjoints, il leur permet de le critiquer, l’ajuster pour finalement l’adopter. Tous pousseront dans la même direction et ceci aura des répercussions immédiates sur le groupe de joueurs.


Les 5 étapes à un plan de saison
Pour créer un plan annuel complet, je recommande l’utilisation des 5 étapes suivantes. Bien entendu, les grandes étapes peuvent se diviser en plusieurs sous étapes. Je vais faire mention de quelques exemples, mais la priorité doit toujours demeurer les 5 principales.

  1. Déterminer sa philosophie personnelle de coaching.
  2. Déterminer ses objectifs à court, moyen et long terme.
  3. Diviser la saison en segment mensuel.
  4. Identifier les priorités.
  5. Allouer du temps, selon les priorités, à travers les différents segments.


Au cours des prochains jours, je vais publier une série de vidéos dans lesquels j’explique chacune des étapes à la conception d’un plan de saison efficace. J’espère que la combinaison de mes exemples de plans de saisons ainsi que les vidéos sauront vous aider à la conception du vôtre.

Merci de partager ce texte.


Steve Lauzon
Loz | Hockey

jeudi 2 avril 2015

Le hockey, beaucoup plus que les victoires et les défaites

« L’atmosphère est différente lorsque tu entres dans le vestiaire suite à une victoire ou une défaite. Tu le remarques par le comportement et le langage corporel des joueurs. Il n’y a aucun doute que pour les joueurs, la victoire procure du plaisir et très importante à leurs yeux, mais… »

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Le travail d'équipe


On a du plaisir à jouer au hockey puisqu’on joue à un jeu, on fait un entraînement physique, on interagit avec ses coéquipiers et on tisse des nouveaux liens d’amitié. Pour les joueurs et les parents, c’est souvent un des buts premiers, peu importe combien de matchs l’équipe gagne ou perd durant une saison.

Mais avoir du plaisir à jouer au hockey n’est habituellement pas le seul objectif des joueurs et des parents. Pour la plupart, développer ses habiletés physiques et mentales et gagner des matchs va de pairs avec l’aspect plaisir du hockey.

Plusieurs parents reconnaissent une autre dimension importante que procure le fait de jouer un sport d’équipe. Cette dimension n’est pas nécessairement apparente aux yeux des joueurs à premiere vue. C’est la croissance personnelle du joueur, incluant sa confiance et son estime personnelle.

Cette dimension du jeu est très importante pour la plupart des parents et une fois que leur carrière au hockey mineur se termine, les joueurs en reconnaissent souvent son importance. Lorsque les joueurs traversent les différentes étapes de leur vie, on espère qu’ils seront en mesure d’appliquer les bonnes habitudes et aptitudes qu’ils auront développées au hockey.

Pour un joueur, la vraie victoire dans le court et long terme inclus: avoir du plaisir, se sentir bien, faire de l’exercice, créer des amitiés, gagner des matchs, apprendre l’esprit sportif, respecter les règles, développer des habiletés physiques et mentales, développer son caractère et apprendre à être un joueur d’équipe tout en apprenant à gérer la victoire et la défaite dans le respect de l’adversaire et des officiels.

En tant qu’entraîneur, un de vos objectifs doit être de livrer tous les aspects de la vraie victoire à votre équipe et à chacun des individus qui la compose.

La croissance personnelle est largement développée par les habiletés mentales requises pour jouer au hockey, bien que la confiance et l’estime personnelle, respect des règles, coéquipiers, entraîneurs, officiels et adversaires proviennent de tous les aspects.

Les habiletés mentales que l’on développe en jouant au hockey sont:

Stratégie. Comprendre l’importance de bien planifier son match (système de jeu à utiliser, routine d’avant match, etc.) en fonction de l’adversaire rencontré.

Tactique. Comprendre l’importance du souci du détail dans ce qu’on doit faire pour bien exécuter la stratégie.

Concentration. Comprendre l’importance d’être concentré pour bien exécuter la tactique au bon moment et dans les bonnes circonstances.

Écouter. Comprendre que l’écoute est beaucoup plus importante que le parler si l’on essaie d’apprendre quelque chose de nouveau.

Communiquer. Comprendre que c’est pratiquement impossible d’exécuter quelque chose avec ses coéquipiers sans une forme de communication sur et hors la glace. Même un simple regard dans les yeux peut être suffisant lorsqu’on s’attend à recevoir une passe.

Bien se positionner. Comprendre que dans un jeu d’équipe, tous les joueurs ont un rôle à jouer et être pris hors position pour réaliser un objectif personnel peut pénaliser l’équipe tout entière.

Contrôle de la rondelle en équipe. Comprendre que l’équipe peut contrôler la rondelle beaucoup plus longtemps que n’importe quel individu peut le faire seul.

Ardeur au travail. Comprendre que sans ardeur au travail, pas grand-chose ne sera accompli.

Ténacité. Comprendre que si on essaye à répétition sans abandonner facilement, beaucoup plus de choses sont généralement accompli.

Anticipation. Comprendre que les actions des autres peuvent raisonnablement être prédites selon certaines circonstances si on se donne la peine de les étudier.

Désir. Comprendre que normalement tout débute par le simple désir de vouloir la rondelle.

Passion. Comprendre que des nouveaux sommets peuvent être atteints si l’on est passionné par ce que l’on fait.

Discipline. Comprendre que pour le bien de l’équipe, des fois il faut se dédier à faire des choses que l’on ne veut pas nécessairement faire mais que l’on doit faire pour devenir un meilleur joueur.

Courage. Comprendre qu’à l’occasion on doit surmonter notre peur de l’échec ou du contact physique pour accomplir ce que l’on veut.


Alors en tant qu’entraîneur, il faut cultiver avant tout l’essence de la vraie victoire. En bout de ligne, on va contribuer beaucoup plus dans la vie des joueurs que simplement gagner des matchs de hockey.

Cet article a été traduit librement. L’article original peut être trouvé sur http://www.hockeyplayerdeveloper.com . Tout le crédit revient à revient à l'auteur de l'article original.


Steve Lauzon
Loz | Hockey

mercredi 4 mars 2015

Les hanches ne mentent jamais !

Lors de la dernière formation pour entraîneur que j’ai assisté, le conférencier a mentionné quelque chose qui m’a frappé. Il a dit que bien que le hockey soit un sport collectif, la situation ou le jeu qui se répète le plus souvent durant une partie est le 1vs1.


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Focalise ton attention sur les hanches

Descente à 1vs1, mise au jeu, bataille pour possession de la rondelle le long de la rampe, dans le coin, devant le filet, échappée, etc. De nos jours, les joueurs doivent apprendre rapidement à jouer le 1vs1. C’est une qualité essentielle si on veut espérer avoir du succès. Les joueurs qui dominent sont souvent ceux qui gagnent la majorité de leurs batailles 1vs1.

L’erreur que je remarque la plus souvent chez les jeunes défenseurs (et même les moins jeunes) est lors d’une descente à 1vs1, le défenseur focalise son attention sur la rondelle, la tête ou les épaules de l’adversaire. Par conséquent, s’il fait face à un joueur moindrement talentueux, ce joueur réussira à le contourner par une simple feinte. Le défenseur est pris hors position et laisse à l’adversaire un accès direct au filet.

Lors d’une descente à 1vs1, plusieurs attaquants se meurent d’envie de pouvoir effectuer une feinte et de marquer un but spectaculaire. Mais si le défenseur garde son calme et focalise son attention sur les hanches de l’adversaire, plus souvent qu’autrement, il réussira à contenir le porteur et neutraliser l’opportunité de marquer.

Les défenseurs qui ont du succès vous diront tous la même chose : c’est sur les hanches de l’adversaire qu’il faut focaliser son attention et non les épaules, la tête ou pire, la rondelle. Et c’est sur ces trois derniers éléments que les défenseurs qui ont moins de succès focalisent.

En fait, focaliser son attention sur les hanches de l’adversaire lorsqu’il se dirige vers soi est probablement le meilleur conseil que j’ai reçu en tant que joueur. Un joueur talentueux tentera par tous les moyens de te déjouer par une feinte de la tête, de ses épaules, de la rondelle, par un changement de vitesse ou n’importe quels autres techniques dans son arsenal. Si tu focalises ton attention sur sa poitrine, il peut même arriver à te déjouer par une feinte du haut du corps.

Les hanches ne mentent jamais. L’adversaire n’ira nulle part sans ses hanches, alors focalise ton attention sur celles-ci. Contrairement aux épaules et à la tête, tu ne peux pas feinter des hanches (à moins d’être extrêmement acrobatique!).

J’espère que tu appliqueras ce simple conseil dans ta prochaine situation de 1vs1.

Merci de partager ce texte.


Steve Lauzon
Loz | Hockey

samedi 7 février 2015

Saviez-vous que #14

Saviez-vous que?
 
Saviez-vous que c'est le 7 février 1876 que le Montréal Gazette utilisait pour la première fois le "puck" (ou rondelle) .  C'est pour cette raison que la LNH considère cette date comme étant le jour d'anniversaire de la rondelle, même si celle-ci existait depuis plusieurs décennies.
 
 
Steve Lauzon
Loz | Hockey

jeudi 5 février 2015

Sois toujours prêt à recevoir une passe !

Le hockey est un sport d’équipe. Pour arriver à déplacer la rondelle d’un bout à l’autre de la patinoire, le meilleur moyen d’y arriver est de faire des passes à ses coéquipiers. La rondelle voyagera vers l’avant toujours plus rapidement que n’importe quel joueur peut la transporter individuellement.
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Sois toujours prêt à recevoir une passe

On prend ou perd possession de la rondelle plus d’une centaine de fois durant un match. On est toujours en transition entre la défensive et l’offensive. À un moment précis, tu peux être dans le coin en train de batailler pour la possession de la rondelle (défensif) et un bond favorable permet à votre équipe de reprendre possession de la rondelle et d’attaquer. Ton cerveau fait immédiatement la transition vers l’offensive et ta responsabilité première devient alors de te démarquer et d’être prêt à recevoir une passe.

Voici 2 conseils que je te suggère d’appliquer dans tes entraînements et matchs. En fait, assure-toi qu’ils deviennent des habitudes.

Garde ton bâton sur la glace, surtout lorsque tu es dans l’enclave !
Combien de fois ai-je vu un superbe jeu se dessiner, la passe effectuer vers l’enclave et le jeu avorte dû au fait que le joueur n’avait pas son bâton sur la glace. Une passe peut être faite à n’importe quel moment, même quand tu t’y attends le moins. Lorsque ton bâton est sur la glace, tu as de bien meilleure chance de recevoir une passe. Et dans le cas d’une passe inattendue, tu auras au moins le temps de réagir puisque ton bâton sera déjà sur la glace.

En plus, en ayant ton bâton sur la glace, tu offres une cible à tes coéquipiers. Le hockey est un sport rapide et lorsque la pression est à son comble, ton coéquipier n’aura que quelques fractions de seconde pour prendre une décision à savoir qu’est-ce qu’il fait avec la rondelle. En étant prêt, tu lui offres une option de passe favorable.

Bref, évite que ton bâton soit à la hauteur de tes hanches lorsque tu analyses le jeu. Règle de base : bâton toujours sur la glace !

Garde tes yeux sur la rondelle 
Lorsque tu tentes de te démarquer afin de recevoir une passe, en situation de sortie zone par exemple, il est important de toujours garder les yeux en contact avec la rondelle. Souvent je vois des joueurs exploser vers la zone centrale mais ils ont la tête baissée et les yeux ne sont plus en contact avec le porteur. Tu dois toujours regarder le jeu car si ton coéquipier veut te faire une passe et il remarque que tu as la tête baissée, il ne te fera pas une passe. Ou pire encore, il te fera une passe sans que tu le saches et ça causera un revirement. En regardant vers la rondelle, tu démontres à ton coéquipier que tu es prêt à recevoir la passe et exploser vers l’avant dès le moment que tu en prendras possession.

Sois toujours prêt à recevoir une passe en gardant ton bâton sur la glace et tes yeux vers la rondelle !

En espérant que tu mettras ces quelques conseils en pratique. 
Merci de partager ce texte.


Steve Lauzon
Loz | Hockey

lundi 26 janvier 2015

Extrait du eBook "Loz Hockey : Guide pour l'entraîneur au hockey mineur"

eBook Loz Hockey

Voici un extrait du eBook à paraître prochainement "Loz Hockey : guide pour l'entraîneur au hockey mineur".

C'est le "raw version".  Corrections et ajustements seront apportés lors de la révision officielle.

Je vais publier quelques autres sections prochainement.  Vos idées et suggestions sont les bienvenus.

Merci de votre collaboration et support !




Steve Lauzon

jeudi 8 janvier 2015

3 habitudes à éliminer immédiatement !

En parcourant le web, je suis tombé sur un article écrit par Kim McCullough (voir crédit à la fin de l’article) dans lequel elle mentionne 3 erreurs que ses joueuses font qui la rende folle. Je trouve l’article très intéressant et c’est clair qu’il s’applique à mon quotidien d’entraîneur.

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Lorsque battu, il faut donner l'effort supplémentaire

De mon côté, j’irais même un peu plus loin. Certes, les 3 choses qu’elle mentionne sont des erreurs, mais à mon avis, ce sont plus des habitudes. Et si on prend conscience de nos habitudes, on peut arriver à les changer.

Habitude nº1: faire un demi-tour pour changer de direction
Combien de fois dans un match où l’on voit un joueur faire un demi-tour au lieu de faire un arrêt-départ (stop and go) dans l’autre direction? Même si on répète continuellement aux joueurs qu’il est plus efficace de faire un stop and go qu’un demi-tour, les joueurs continuent quand même à emprunter la voie la plus facile.

Certes, un demi-tour est moins fatigant qu’un « stop and go ». Cela ne fait aucun doute. Mais lorsque tu fais un demi-tour, tu tournes le dos au jeu et tu laisses du temps et de l’espace à ton adversaire de prendre position. Lorsque tu es dans la zone défensive, c’est très dangereux puisque cette seconde où tu as le dos tourné peut être le moment que l’adversaire saute sur l’opportunité et obtient une chance directe de marquer. C’est autant important dans les autres zones. Si on veut avoir du succès en désavantage numérique ou encore, sur l’échec avant, il faut faire des « stops and go ». Oui c’est beaucoup plus fatigant, mais beaucoup plus efficace.

Entraîneur : intégrez dans tous vos ateliers durant vos entraînements des « stops and go ». Si vous voyez un joueur faire un demi-tour, corrigez-le immédiatement.

Joueur: soyez conscient lorsque vous faites un demi-tour. Si vous gardez vos présences courtes et faites des « stops and go », vous serez un joueur beaucoup plus efficace défensivement. Et un joueur responsable défensivement est une des premières qualités qu’un dépisteur recherche chez un joueur.


Habitude nº2: abandonner sur le jeu
À mon avis, cette habitude est pire que le demi-tour. Je déteste être témoin d’un joueur qui abandonne sur le jeu. C’est quelque chose qui me tracasse énormément car je sais que je le joueur en question ne réalise pas tout l’impact que cela a sur le reste de l’équipe.

Lorsque tu arrêtes de patiner suite à une erreur, ou pire encore, tu lèves les bras en l’air où frappe ton bâton sur la glace, tu viens d’éliminer toute possibilité pour toi de réparer ton erreur originale. En effet, tu viens de perdre les quelques secondes qui t’auraient permis de revenir dans le jeu.

Voici comment on fait pour reconnaître un joueur qui n’abandonne pas :
  • c’est l’attaquant qui, même s’il n’a aucune chance de rattraper le porteur de la rondelle, fait un repli défensif à toute vitesse pour revenir dans la zone défensive et prendre position;
  • c’est le défenseur qui effectue une plongée spectaculaire lorsque l’adversaire est sur une échappée et réussie à frapper la rondelle pour éliminer le tir au filet;
  • c’est le gardien qui, même lorsqu’il est pris hors position, se lance à plat ventre d’un côté à l’autre pour arrêter la rondelle du bout de son bâton avant que celle-ci traverse la ligne rouge.
En fait, un joueur qui n’abandonne jamais est celui qui fait toujours l’effort supplémentaire, même lorsque battu.

Entraîneur : n’acceptez jamais qu’un joueur abandonne sur le jeu. Faites comprendre immédiatement les impacts que cela cause sur le reste de l’équipe. Félicitez aussi immédiatement le joueur qui a donné l’effort supplémentaire. IMPORTANT de le faire autant dans les entraînements que les parties.

Joueur : encouragez-vous entre coéquipiers à ne jamais abandonner. Félicitez celui qui fait l’effort supplémentaire. Créez-vous un code d’équipe d’un groupe qui n’abandonne jamais. Soyez fiers de votre identité.


Habitude nº3: essayer d’être trop spectaculaire
À mon avis, le hockey est un jeu rapide et pour réussir à avoir du succès, il faut garder les choses simples. Aujourd’hui, avec toutes les consoles de jeu vidéo qui existent, plusieurs joueurs tentent d’effectuer les mêmes feintes qu’ils réussissent à faire sur le PS3. Et ceci me fait grincer des dents à toutes les fois.

Je n’aime pas voir un joueur qui tente de faire une feinte envers le défenseur à ligne bleue et qui cause un revirement quand je sais que quelques coups de patins d’extra auraient permis à celui-ci d’atteindre la zone offensive et orchestrer un jeu.

Je n’aime pas, sur un avantage numérique, qu’un défenseur décoche un lancer frapper pour voir la rondelle frapper les jambières de l’adversaire, quand je sais qu’une simple passe à son coéquipier ou encore, un tir du poignet aurait suffi pour créer une chance de marquer.

Je n’ai rien contre les feintes ou encore les lancers frappés. Au contraire, les deux ont leur utilité mais les joueurs doivent apprendre à les utiliser dans les bonnes circonstances.

De toute évidence, tous les entraîneurs seront d’avis que le but soit marqué de façon spectaculaire ou non, cela n’a pas d’importance pour eux. Ce qui est important est que la rondelle soit dans le fond du filet !

Entraîneur et joueur: rappelez-vous que ce ne sont pas les jeux spectaculaires qui font gagner la majorité des matchs. Au contraire, les bonnes équipes sont celles qui sont maîtres dans l’application des jeux simples et efficaces. Vous voulez avoir du succès en tant qu’équipe et comme joueur? Faites des jeux simples !


Ces 3 habitudes sont petites en soi mais elles deviennent importantes lorsqu’elles sont cumulées au cours d’une partie et/ou de la saison. Gardez les choses simples et focaliser votre attention sur les « petits » détails afin d’avoir une saison extraordinaire.

Merci de partager ce texte.

Cet article a été inspiré et traduit librement de http://www.letsplayhockey.com/online-edition/mccullough/1807-three-mistakes-that-drive-coaches-crazy-2013.html écrit par Kim McCullough, M.Sc, YCS. Tout le crédit des 3 habitudes revient à l’auteur de l’article.



Steve Lauzon
Loz | Hockey

jeudi 1 janvier 2015

(Exercice) 2 vs 1 avec escape du défenseur

2 vs 1 avec escape du défenseur
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2 vs 1 avec escape du défenseur

Mise en place
  • F1 passe à D1
  • F1 et F2 permuttent de corridor
  • D1 effectue un escape move et passe la rondelle à F2
  • F2 et F1 peuvent s'échanger la rondelle.  
  • Un des F passe la rondelle à D2
  • D2 effectue une passe retour à F1 ou F2 qui permuttent une autre fois de corridor pour attaquer vs D1
  • D3 vient prendre la place de D1 une fois le jeu en zone
  • F3 et F4 effectue la même chose 
  • La drill est continuelle


Vidéo explicative

Points clés
  • Passes précises
  • Regroupement zone neutre
  • Permutation de corridor
  • Contrôle de l'écart

Steve Lauzon