dimanche 12 mars 2017

9 petits détails à porter attention durant vos séries

En parcourant le web, je suis tombé sur un article que je trouve très intéressant, surtout en cette période des séries.   J’en ai fait une traduction libre.  L’article original 9 “Little Things” that win Hockey Games par Rick Traugott peut être retrouvé ici 


Tout le crédit de l’article revient à l’auteur.


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Les petites choses produisent les grandes


John Wooden, entraîneur de basketball légendaire, a déjà cité 
Ce sont les petits détails qui sont essentiels.  Les petites choses produisent les grandes.

Au hockey, c’est crucial de répéter les petites choses, ou les petits détails.  Et si on analyse les équipes qui ont du succès, on peut rapidement constater que c’est parce qu’elles appliquent justement les petits détails. 

En voici 9 que vos joueurs devraient appliquer à tous les matchs, et que les entraîneurs devraient continuellement répéter.

  1. Lancer au filet avec l’intention de marquer un but.  Il ne faut pas simplement lancer.  Il faut lancer dans le but de compter ou de créer une chance secondaire de marquer.  Les joueurs doivent comprendre que lancer « sur le gardien » ou encore, dans sa mitaine ne génère pas beaucoup de chance de marquer.  
  2. Il  faut foncer au filet avec le bâton sur la glace.  La rondelle se déplace rapidement sur un retour de lancer ou encore, sur un tir-passe.    Le joueur se doit d’être prêt à réagir aux mouvements de la rondelle afin de saisir une occasion pour marquer.  Il faut foncer au filet avec intention.
  3. On doit travailler avec acharnement et ne pas arrêter tant et aussi longtemps que la rondelle n’est pas dans le filet ou que l’arbitre n’ait pas sifflé.
  4. Il ne faut pas patiner à côté de la rondelle en effectuant des grands virages.  Certes, on se fatigue moins mais les quelques secondes de plus peuvent être coûteuse surtout sur un revirement.  Il faut faire des arrêts brusques et changer de direction le plus rapidement possible. 
  5. N’abandonne jamais sur une mauvaise passe.  Encore une fois, il faut faire l’effort supplémentaire pour récupérer la rondelle afin d’éviter que l’adversaire puisse reprendre le contrôle de celle-ci.
  6. Les lignes bleues sont extrêmement importantes !  En zone défensive, sors la rondelle de la zone le plus rapidement possible.  Reste toujours en position défensive (D-Side) face à la rondelle.  En zone offensive, garde la rondelle dans la zone le plus longtemps possible.   Il n’y a pas de pire endroit que de créer un revirement aux lignes bleues.  Ça se transforme plus souvent qu’autrement en une chance de marquer pour l’équipe adverse.
  7. À moins qu’un joueur soit sur une échappée ou encore dans une situation évidente de 1 vs 1, on devrait toujours de préférence entrer dans la zone offensive de façon large, c’est-à-dire, le long de la rampe afin de permettre à un coéquipier de se joindre au jeu.  En outre, on élimine la situation 1 vs 2.  Il faut utiliser son corps pour protéger la rondelle et amener celle-ci le plus rapidement possible devant le filet.
  8. Il est essentiel de conserver les présences courtes.  Ce n’est pas juste à propos de la fatigue.  Le rythme d’une équipe dans une partie est dicté par des changements rapides et efficaces.
  9. Patine, patine et patine.  Les joueurs doivent toujours être alertes et garder leurs pieds en mouvement, et ce, en tout temps.  Il n’y a pas grand-chose qui se produit lorsqu’un joueur est immobile.  Au contraire, c’est propice à des revirements.  C’est la responsabilité du joueur de toujours rester en mouvement et de trouver l’espace libre.


Les petits détails font la différence, souvent entre une victoire et une défaite.

Si tu es un joueur et tu appliques ces petits détails, ton jeu sera grandement amélioré.  Si tu es un entraîneur, il est primordial que ces détails soient saisis par votre équipe avant même de discuter de stratégie.

Les meilleures équipes sont souvent celles qui maîtrisent les petits détails.  Soyez l’une d’entre elles.

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Steve Lauzon
Loz | Hockey

jeudi 29 décembre 2016

Chronique rétro : Changements rapides

La chronique rétro Loz Hockey. Ressource gratuite regroupant trucs, conseils, vidéos et exercices pour joueurs et entraîneurs de hockey
La chronique rétro

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À tous les mois, je partagerai avec vous une chronique que j'ai écrite dans le passé.

La chronique rétro du mois est : Changements rapides.

Vous pouvez lire la chronique en cliquant sur l'hyperlien suivant :
http://www.lozhockey.com/2012/11/changements-rapides.html


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Steve Lauzon
Loz | Hockey

vendredi 9 décembre 2016

Difficile, mais pas impossible

On ne cesse de répéter que le hockey mineur (en fait, le sport en général), est une école est de vie pour les joueurs, les entraîneurs voire même les parents.



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Changer son attitude... difficile, mais pas impossible

Si je prends le hockey mineur comme exemple, à la fin de sa carrière, le joueur aura eu l’expérience de vivre une dizaine de saisons. Certaines saisons auront été plus fructueuses que d’autres, autant au point de vue collectif qu’individuel.

Même chose pour les entraîneurs où toutes les saisons sont différentes l’une de l’autre. Certaines sont couronnées par des championnats, tandis que d’autres chaque victoire est faite à l’arracher. Certaines saisons, c’est l’offensive qui prédomine, et d’autres, on se concentre davantage sur la défensive.

À mon avis, c’est la beauté du sport.  Chaque saison apporte son lot de surprises.

Mais je dois admettre que les saisons où la victoire est moins au rendez-vous, représentent un défi de taille pour tout entraîneur. Non seulement on doit travailler sur notre personne pour demeurer positif et motivé, on doit s’assurer que le groupe d’athlètes le demeure aussi.  Et dans une culture ou la victoire est signe de réussite, c'est très difficile à vendre le concept aux joueurs.

Difficile, mais pas impossible.

Je me rappelle à mes débuts comme coach (j’étais adjoint à la fin des années 1990), on avait une équipe qui gagnait sporadiquement. J’étais découragé, je ne savais plus quoi faire. Ça se reflétait dans mon attitude envers les joueurs.  Mais le coach lui restait positif, malgré tout et continuait à se donner à fond.
On perd tout le temps pis j’haïs ça perdre. Veux-tu bien me dire comment tu fais pour rester positif?

Ce coach-là fut beaucoup plus qu’un coach pour moi. Il a été mon premier mentor. Et ce jour-là, il m’a probablement donné la leçon la plus importante que j’ai apprise dans toutes mes années de coaching.
Steve, coacher une équipe quand tout va bien, c’est facile. Tout le monde est heureux, de bonne humeur, motivé, plein d’entrain.  Mais c’est quand ça va mal que les jeunes ont vraiment besoin de toi.  Si à la base je ne crois pas en eux, comment veux-tu qu’ils croient en eux et en leurs coéquipiers?

Mettez-vous en contexte.  Nous sommes à la fin des années 90.  Une fois son message passé, il m'a aussi clairement dit de changer mon attitude :-)

Ce n’est pas que je ne croyais plus en l’équipe que nous avions. Au contraire, j’aimais faire partie de la gang et de donner mes conseils aux jeunes. Je venais de terminer mon hockey mineur et j'avais probablement encore l'instinct du compétiteur.  Je ne pouvais pas comprendre pourquoi certains joueurs ne répondaient pas au défi comme moi je l'aurais fait du temps que je jouais.

Alors je réagissais de la seule façon que je savais... en critiquant.

Mais le "change ton attitude" qui m'a été lancé m'avait fortement secoué.  J'ai compris que ce n'est pas tous les joueurs qui réagissent de la même façon.  Si je voulais que les joueurs changent, je devais à prime abord changer.

Je m’étais simplement laissé glisser dans le tourbillon négatif qu’apporte ce genre de saison. J’étais moins motivé, moins passionné, moins positif. Chaque petite chose que les ados faisaient me tombait royalement sur les nerfs. Je parlais plus et j’écoutais moins. Je réagissais plutôt qu’anticiper. Je dictais plutôt que guider.  Et lorsqu'on se laisse trop emporter par ce tourbillon, il devient extrêmement difficile de s'en sortir.

Difficile, mais pas impossible.

Au fil des ans, j’ai appris qu’au-delà de tous les cours techniques qu’un entraîneur peut prendre dans sa carrière, il n’en demeure pas moins que la chose qui aura le plus d’impact sur la vie d’un athlète n’est pas comment jouer un 3vs2 ou encore, se positionner en zone défensive. Certes ça fera d’eux des meilleurs joueurs de hockey, mais pas nécessairement des meilleures personnes.

Si on espère avoir un impact dans la vie des jeunes que l’on entraîne, je crois sincèrement que le seul moyen d’y arriver est de changer son attitude et de croire en eux, et ce, même dans les périodes difficiles d’une saison. On doit mettre le focus sur ce qui a de plus important : l’athlète lui-même. Des meilleures personnes font des meilleurs athlètes. Des meilleurs athlètes font des meilleures équipes.

Croire en eux ne veut pas dire qu’on laisse carte blanche aux joueurs. Au contraire, on doit avoir un cadre rigide que les joueurs s’engagent et doivent respecter. On doit continuer à être créatif dans nos plans de matchs. On doit faire du tableau. On doit corriger, corriger et corriger. On doit remettre à l’ordre un joueur ou le groupe et au besoin, on doit discipliner en conséquence !

C’est clair que ce n’est pas une tâche facile. C’est même très difficile ! Il faut parfois se donner un coup de pied au derrière pour rester focus. Mais comme toute chose, à force de répéter des actions difficiles, celles-ci deviennent éventuellement faciles.

Pour être honnête, je vous ai écrit cet article puisque je vis présentement ce genre de situation. Cette saison, j’ai le privilège d’être l’un des entraîneurs adjoint d’un groupe de jeunes hommes extraordinaires. Nous sommes guidés par un entraîneur passionné, impliqué et dédié au succès de l’équipe et de chacun des individus. On forme une belle équipe d'entraîneurs et les joueurs tout autant.  Les résultats frappent à notre porte.

L’équipe fait face à l’adversité depuis la 5e minute de la première partie de la saison ou l'on a perdu une pièce importante de l'équipe suite à une blessure. Et depuis ce temps, plusieurs événements viennent s’empiler l’un sur l’autre. C’est une situation inhabituelle que j’ai rarement vu depuis que je suis impliqué dans le milieu du hockey. Force est d’admettre que la victoire n’est pas aussi présente que l’on souhaiterait qu’elle le soit. Les efforts sont là durant la majorité des matchs. Mais pas nécessairement le résultat que les joueurs mériteraient. Il serait facile de simplement se laisser emporter par la vague, et j’admets que durant cette phase, j’ai mis mes deux pieds à l'eau.

Et pour une raison que j'ignore, hier soir je me suis surpris à penser à la conversation que j'ai eu, à ma début vingtaine, avec mon mentor de l'époque.  La seule chose qui raisonnait à mes oreilles : change ton attitude !

Alors si je peux profiter de cette tribune afin de faire une promesse à ce groupe de jeunes hommes qui investissent beaucoup de leur temps à un sport qu'ils aiment pratiquer. Soyez assuré messieurs que je crois en vous. Le coaching staff en son entier croit en vous. Nous donnerons toutes les onces d’énergie que nous avons d'ici la fin de la saison afin de vous guider à travers ce défi. Si vous acceptez de vous retrousser les manches, on va travailler à grimper la montagne et ensemble, on atteindra les objectifs fixés.

Je vous assure qu’atteindre des objectifs c’est le fun… atteindre des objectifs en groupe, ce l’est encore plus !

C'est ma promesse envers vous.

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Steve Lauzon
Loz | Hockey

mercredi 30 novembre 2016

Chronique rétro : Jouer l'ombre d'un adversaire au hockey

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La chronique rétro du mois est : Jouer l'ombre d'un adversaire au hockey.

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http://www.lozhockey.com/2012/12/jouer-lombre-dun-adversaire-au-hockey.html

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Steve Lauzon
Loz | Hockey

lundi 7 novembre 2016

(Exercice) Récupération / Sortie de zone / Contrôle écart

(Exercice) Récupération / Sortie de zone / Contrôle écart

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Récupération / Sortie de zone / Contrôle de l'écart

Atelier pour travailler les éléments suivants du défenseur :
  • Pivot avant/arrière et arrière/avant, 
  • Jeu de transition, 
  • Récupération de rondelle en fond de territoire, 
  • Utiliser le filet comme moyen de protection, 
  • Sortie de zone ailier le long de la rampe, 
  • Contrôle de l'écart (3-2-1 bâton), 
  • 1 vs 1
Mise en place
  • EN envoi rondelle en fond de territoire.  
  • D avance vers la ligne bleue et effectue un pivot, s'ouvre et va récupérer rondelle.  
  • F1 va profondément en fond de territoire pour recevoir passe.
  • D utilise le filet comme moyen de protection, patine vers le centre et effectue une passe à F1 en pleine accélération.
  • F1 patine le long de la rampe.  
  • À tout moment entre les deux lignes bleue, F1 peut effectuer un virage brusque et attaquer le D à 1 vs 1.
  • D doit demeurer alerte et contrôler l'écart avec le F1.  
  • Ligne bleue offensive= 3 bâtons, ligne rouge = 2 bâtons, ligne bleue défensive = 1 bâton.
  • D doit patiner avec le F1 après sa passe afin d'immédiatement réduire l'écart.  
  • En outre, lorsqu'il effectue sa transition, il la fait vers la petite glace (vers le centre).  Il joue les points de mise au jeu.
Vidéo explicative

Points clés
  • Transition rapide 
  • Pivots avant/arrière, arrière/avant
  • Récupération de rondelle en fond de territoire
  • Protection avec l'aide du filet
  • Sortie de zone
  • Contrôle de l'écart
  • Jouer la petite glace
  • 1vs1 intense

Steve Lauzon
Loz | Hockey

jeudi 27 octobre 2016

Chronique rétro : Créer des opportunités à l'attaque

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Steve Lauzon
Loz | Hockey

jeudi 29 septembre 2016

Chronique rétro : Team building une priorité en début de saison

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La chronique rétro du mois est : Team building une priorité en début de saison.

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http://www.lozhockey.com/2013/09/team-building-une-priorite-en-debut-de.html


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Steve Lauzon
Loz | Hockey

mardi 27 septembre 2016

L'abandon est rarement la solution


Depuis que j’entretiens ce blogue, j’ai toujours soutenu que le hockey mineur (en fait, le sport en général) est une école de vie avant tout. Outre les tactiques et techniques du hockey, le joueur apprend à développer des qualités et caractéristiques essentielles à son succès futur, telles que :

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L'abandon est rarement la solution

  • la fierté;
  • le focus;
  • la force et l’endurance;
  • le sens des responsabilités;
  • l’éthique de travail;
  • le travail d’équipe;
  • l’aventure;
  • la résilience;
  • le leadership;
  • le respect;
  • l’auto discipline;
  • le courage;
  • la détermination;
  • comment être un bon coéquipier;
  • se faire des amis;
  • apprendre à gérer le stress;
  • apprendre à accepter les critiques constructives;
  • l’engagement;
  • la fixation d’objectifs;
  • suivre des règles;
  • la gestion du temps;
  • et j’en passe.

À mon avis, le développement de l’individu devrait être la priorité première de tous les sports. La conséquence directe de mettre la priorité sur l’individu est que le développement de l’athlète vient naturellement.

Et j’ai comme l’impression que nous les parents, avons-nous oublié cette notion si importante un tout petit peu.

Au cours des dernières saisons, j’ai remarqué une épidémie d’abandon au hockey. Certes, certain pour des motifs très valables, tel que les études, financières, une blessure, ou tout simplement, le plaisir n’est plus. Mais une qui prend de plus en plus d’importance est le joueur qui abandonne complètement le hockey suite à un échec ou, tout simplement une situation qui ne lui plaît pas.

  • Il est retranché d’une catégorie qu’il convoitait? Il abandonne;
  • Le joueur ne fait pas partie de l’équipe qu’un de ses amis fait partie? Il abandonne.
  • Le joueur n’aime pas l’entraîneur en place? Il abandonne.
  • Le joueur n’aime pas la règlementation imposée? Il abandonne.
  • L’entraîneur le discipline pour XY raison? Il abandonne.
  • Le joueur n’est pas d’accord avec une décision de l’équipe? Il abandonne.
  • L’entraîneur lui demande d’être présent aux entraînements? Il abandonne.

Je peux très bien comprendre qu’un adolescent peut arriver à cette conclusion pour diverses raisons. Mais ce qui me tracasse le plus est que nous les parents, on accepte la situation sans même avoir une discussion avec l’enfant, ou celle-ci est très brève. Et dans plusieurs cas, on lui donne raison !

  • Il méritait de jouer à ce niveau! Abandonne.
  • Pierre-Jean-Jacques n’est pas avec toi? Abandonne.
  • C’est lui le coach? Abandonne.
  • Ce règlement-là n’a pas de bon sens. Abandonne.
  • Maudite association. Abandonne.
  • Il n’avait pas d’affaires à t’imposer une conséquence. Abandonne.
  • Pourquoi faire une activité samedi? Abandonne.
  • Tu joue au hockey pour jouer, et non pour pratiquer. Abandonne.

Je ne comprends tout simplement pas le raisonnement.

Un de mes coachs m’a déjà dit dans le passé, abandonner une première fois c’est très difficile. Mais plus que tu le fais, plus que ça devient facile jusqu’au jour où ça devient la première solution.

Je suis totalement d’accord.

Je ne suis pas en train de dire qu’à titre de parent, on se doit de forcer notre enfant à rester au hockey lorsqu’il signale ses premières intentions d’abandonner. Si les motifs sont valables et le jeune n’a réellement plus de plaisir à jouer et l’intérêt n’y ait plus, alors je comprends parfaitement. Je tente d’expliquer qu’il faudrait plutôt essayer de comprendre la situation et est-ce que notre enfant veut réellement abandonner le sport ou c’est la situation qu'il a à faire face qui l’incite à prendre cette décision, plus souvent qu’autrement, irréfléchie.

Savoir faire face à un obstacle est probablement l’une des plus belles qualités que le sport va lui laisser, si on lui laisse justement la chance de lui faire face.

Combien d’appels j’ai faits, et combien de rencontres autour d’une table de cuisine j’ai eu avec des parents et leur adolescent qui voulait abandonner. À chacune des fois, après une longue discussion avec le jeune, c’était clair que ce dernier aimait toujours le hockey. C’est la situation qu’il vivait dans le moment présent qui n’aimait pas, et le meilleur moyen d’en échapper était d’abandonner. La frustration, la déception, l’humiliation, et dans certains cas, la rage venait mettre un ombrage sur la raison principale pourquoi il jouait au hockey : le plaisir d’y jouer.

Mon fils a vécu une situation similaire le printemps dernier.  Après de bonnes discussions, il a fait face au défi qui s'est dressé devant lui.  Hors de tout doute, il a appris de la situation.  Et aujourd'hui, son désir de jouer au hockey est plus vivant que jamais.  


Je sais que le monde du hockey mineur n’est pas parfait et à l’occasion, c’est le jeune qui écope suite à des décisions douteuses ou des situations hors de son contrôle. Je ne jouerai pas à l’autruche. Je sais que c’est la réalité. Mais ainsi va la vie.

Plutôt que de laisser notre enfant abandonner, aidons-le à traverser cette épreuve. Aidons-le à se relever et garder la tête haute. Aidons-le à devenir une meilleure personne en acceptant la leçon de vie qui lui est offerte. Lorsque sa carrière au hockey mineur sera terminée, il sera plus propice à faire face aux nombreux obstacles qui se dresseront devant lui dans sa vie personnelle et professionnelle.

C’était ma chronique motivation :-). J’espère que vous avez compris l’essence du message que je tente de transmettre. Encourageons au lieu d’accepter l’abandon.

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Steve Lauzon
Loz | Hockey

jeudi 25 août 2016

Chronique rétro : Les camps de sélection - retrancher un joueur

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À tous les mois, je partagerai avec vous une chronique que j'ai écrite dans le passé.

La chronique rétro du mois est : Les camps de sélection - retrancher un joueur.

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http://www.lozhockey.com/2013/08/les-camps-de-selection-retrancher-un.html


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Steve Lauzon
Loz | Hockey

lundi 22 août 2016

Qu’est-ce que je fais à partir de maintenant?

Voici un article que j'ai écris il y a quelques années qui je crois, est pertinent en cette période de l'année.  Je ne cesse de répéter que le hockey mineur, c'est une école de vie.  On a des hauts et des bas.  Peu importe l'obstacle que l'on a à faire face, il faut apprendre de la situation.  Je vous assure, qu'à long terme, vous en sortirez gagnant.

Bonne lecture !

Steve Lauzon
Loz Hockey

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Originalement publié le 15 septembre 2014

Déjà à la mi-septembre et plus de six semaines se sont écoulées depuis que les jeunes ont sauté sur la patinoire au début du mois d’août. Pendant cette période, les camps d’entraînement des équipes double lettre ont eu lieu et les équipes sont maintenant complétées ou sur le point de l'être.

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Il faut accepter de faire face aux obstacles

Ceci veut dire qu’il y a plusieurs jeunes athlètes aujourd’hui qui ont le cœur brisé après avoir été retranché de l’équipe qu’ils aspiraient à faire partie. Pour avoir été retranché à quelques reprises au cours de ma carrière au hocky mineur, je sais très bien qu'est-ce que ces athlètes ressentent présentement.

Je me rappelle d’un retranchement qui a fait plus mal que les autres. Même 25 ans plus tard, je suis encore capable de ressentir les émotions et d’écrire l’épisode dans ses moindres détails.

À l’époque, je jouais pour les Citoyens de Hull. Pour ceux qui pourront s’identifier, c’est dans le temps que le jaune et le bleu étaient les couleurs de nos chandails, fluorescents par surcroit.

L’année précédente, j’étais au niveau peewee AA mineur. J’assumais le rôle d’adjoint au capitaine et j’ai eu une excellente saison sur le plan individuel. Toutes les facettes de mon jeu s’étaient améliorées lors de cette saison. Et lorsqu’elle fut terminée, j’étais très confiant pour la saison suivante.

Le camp d’entraînement peewee AA majeur arriva. Je m’étais bien préparé. J’ai eu de très belles performances à un point que l’entraîneur m’a dit :
  • Ne lâche pas Lauzon. Tu sais utiliser ta vitesse et c’est exactement ce que je recherche… de la vitesse. J’en ai besoin des gars comme toi !
Ok, peut-être pas dans ces mots exacts, mais quelque chose de même. En d’autres mots, il m’a dit qu’il était impressionné par ma vitesse et c’est ce qu’il recherchait. J’étais fier du commentaire.

Lors du dernier match préparatoire, j’ai compté 2 buts et 1 passe. Je le sais car mon père me le dit encore aujourd’hui :-). J’étais ultra confiant de mes chances de faire l’équipe.

Vous pouvez sûrement deviner la suite.

J’étais des plus surpris quand l’entraîneur m’a appelé dans le petit vestiaire de l’aréna Sabourin. Il m’a dit qu’il avait pris la décision de me retrancher. Je n’ai plus rien entendu de ce qu’il m’a dit par la suite.

C’était comme si je venais de recevoir une claque en plein visage en plus d’un coup de pied dans l’estomac. Je ressentais une boule à l’intérieur de moi comme si quelqu’un serrait mes voies respiratoires.

Au retour à la maison, les émotions de rage, de colère, de déception, de frustration, d’humiliation et de peine ont fait surface.

J’ai toujours joué au niveau AA. Ça ne se peut pas. Il m’a dit que j’étais rapide et c’est ce qu’il voulait. J’ai compté 2 buts ! Il ne connaît pas son hockey. Je le déteste. Je le haïs. C’est quoi je vais dire à mes chums demain à l’école? 

Dire que cette expérience m’a fait mal, c’est la sous-estimer. Elle m’a démoli, du moins, pour quelques temps. Tous mes amis avaient fait l’équipe. J’étais un des seuls retranchés.

Mon père m’a fait réaliser que le hockey était une école de vie et qu’il fallait apprendre de ces expériences. Il m’a dit de me ressaisir, et ce, au plus vite. Oui, j’ai eu un excellent camp d’entraînement et je méritais autant que les autres à faire partie de l’équipe. Mais l’entraîneur pouvait choisir que 3 ailiers gauches. Les 3 autres ont aussi connu un excellent camp d’entraînement. Les forces de l’un étaient les faiblesses de l’autre et vice-versa.

L’entraîneur devait choisir. Il devait prendre une décision. Et avec les informations qu’il avait à sa disposition, il a pris la décision de me retrancher.

Je me suis présenté au camp du peewee BB qui était situé dans la ville voisine à Aylmer. J’y suis arrivé avec l’intention de prouver que l’entraîneur s’était trompé. J’ai travaillé d’arrachepied durant le camp et aussi tout au long de la saison.

Certes, ça m’a pris un certain temps avant d’accepter la décision car je savais que je pouvais jouer au niveau peewee AA majeur. Dans ma tête et celles de mes parents, j’aurais dû jouer à ce niveau. Mais j’ai appris qu’au hockey voire même dans la vie en général, il n’y a rien de garantie. Et en plus, les 3 qui ont été choisi dans l’équipe méritaient autant que moi de jouer à ce niveau. J'ai accepté mon sort.

En bout de ligne, ma saison au BB a été une de mes plus belles années à vie. Je me suis fait des nouveaux amis que je côtoie encore aujourd’hui, de même pour mes parents. Nous avons remporté 2 tournois, les séries et aussi participer au tournoi de Québec.

Comme joueur, c’est facile de devenir frustré de la situation et se poser la question « pourquoi moi? Pourquoi? » Et c’est aussi difficile pour les parents puisqu’on se sent impuissant face à la situation et on se demande comment on va faire pour aider notre enfant à passer au travers ce défi qui se présente devant lui.

Le hockey est une école de vie. Ça nous permet d’apprendre, entre autres, le travail d’équipe, le leadership, l’éthique de travail et la discipline. Et ça nous permet également d’apprendre à gérer ses émotions, la résilience, faire face à l'adversité, et apprendre à relever un défi.

« Qu’est-ce que je fais à partir de maintenant? » devrait toujours être la question que tu te poses.

Je m’adresse particulièrement aux joueurs qui ont été retranchés cette saison. Garde à l’esprit qu’avant d’atteindre ton plein potentiel et tes objectifs au hockey, il y aura plein d’obstacles sur ta route. Que tu acceptes de les voir ou non, il n’en demeure pas moins qu’ils seront là.

Si tu acceptes de les surmonter avec une attitude positive, en redoublant d’ardeur et en acceptant un certain rôle de leader dans ta nouvelle équipe, sans aucun doute, ils feront de toi un meilleur joueur de hockey, mais aussi, une meilleure personne en général. Ils te permettront de développer des qualités que tu pourras utiliser dans toutes les autres sphères de ta vie.

Et lorsque la prochaine saison arrivera, tu seras un athlète différent, plus déterminé que jamais, et ça, je peux t’assurer que les entraîneurs le remarqueront.

À mon avis, c’est l’attitude d’un gagnant.

Et qu’advient-il de l’entraîneur qui m’a retranché il y a 25 ans? Croyez-le ou non, quelques années plus tard, il m’a demandé de donner des ateliers sur les dangers des mises en échec par-derrière à son groupe d’athlètes. J’ai accepté. Je l’ai également croisé à quelques reprises au cours des années suivantes. On a toujours pris le temps de jaser.

Aux entraîneurs, vous devrez prendre à un moment ou l’autre, des décisions déchirantes et non populaires. Peut-être même que vous allez vous remettre en question sur quelques unes de vos décisions.  Les plus grands entraîneurs du sport professionnel le font encore. Mais l’important, au moment de prendre votre décision, faites préalablement vos devoirs, soyez bien documenté et prenez là avec l’intérêt de tous les joueurs impliqués. Restez fidèles à vos principes. Assumez votre décision et les gens vous respecteront par la suite.

Je vous souhaite une excellente saison !

Merci de partager ce texte.


Steve Lauzon
Loz | Hockey