lundi 15 septembre 2014

Qu’est-ce que je fais à partir de maintenant?

Déjà à la mi-septembre et plus de six semaines se sont écoulées depuis que les jeunes ont sauté sur la patinoire au début du mois d’août. Pendant cette période, les camps d’entraînement des équipes doubles lettres ont eu lieu et les équipes sont maintenant complétées ou sur le point de l'être.

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Il faut accepter de faire face aux obstacles

Ceci veut dire qu’il y a plusieurs jeunes athlètes aujourd’hui qui ont le cœur brisé après avoir été retranché de l’équipe qu’ils aspiraient à faire partie. Pour avoir été retranché à quelques reprises au cours de ma carrière au hocky mineur, je sais très bien qu'est-ce que ces athlètes ressentent présentement.

Je me rappelle d’un retranchement qui a fait plus mal que les autres. Même 25 ans plus tard, je suis encore capable de ressentir les émotions et d’écrire l’épisode dans ses moindres détails.

À l’époque, je jouais pour les Citoyens de Hull. Pour ceux qui pourront s’identifier, c’est dans le temps que le jaune et le bleu étaient les couleurs de nos chandails, fluorescents par surcroit.

L’année précédente, j’étais au niveau peewee AA mineur. J’assumais le rôle d’adjoint au capitaine et j’ai eu une excellente saison sur le plan individuel. Toutes les facettes de mon jeu s’étaient améliorées lors de cette saison. Et lorsqu’elle fut terminée, j’étais très confiant pour la saison suivante.

Le camp d’entraînement peewee AA majeur arriva. Je m’étais bien préparé. J’ai eu de très belles performances à un point que l’entraîneur m’a dit :
  • Ne lâche pas Lauzon. Tu sais utiliser ta vitesse et c’est exactement ce que je recherche… de la vitesse. J’en ai besoin des gars comme toi !
Ok, peut-être pas dans ces mots exacts, mais quelque chose de même. En d’autres mots, il m’a dit qu’il était impressionné par ma vitesse et c’est ce qu’il recherchait. J’étais fier du commentaire.

Lors du dernier match préparatoire, j’ai compté 2 buts et 1 passe. Je le sais car mon père me le dit encore aujourd’hui :-). J’étais ultra confiant de mes chances de faire l’équipe.

Vous pouvez sûrement deviner la suite.

J’étais des plus surpris quand l’entraîneur m’a appelé dans le petit vestiaire de l’aréna Sabourin. Il m’a dit qu’il avait pris la décision de me retrancher. Je n’ai plus rien entendu de ce qu’il m’a dit par la suite.

C’était comme si je venais de recevoir une claque en plein visage en plus d’un coup de pied dans l’estomac. Je ressentais une boule à l’intérieur de moi comme si quelqu’un serrait mes voies respiratoires.

Au retour à la maison, les émotions de rage, de colère, de déception, de frustration, d’humiliation et de peine ont fait surface.

J’ai toujours joué au niveau AA. Ça ne se peut pas. Il m’a dit que j’étais rapide et c’est ce qu’il voulait. J’ai compté 2 buts ! Il ne connaît pas son hockey. Je le déteste. Je le haïs. C’est quoi je vais dire à mes chums demain à l’école? 

Dire que cette expérience m’a fait mal, c’est la sous-estimer. Elle m’a démoli, du moins, pour quelques temps. Tous mes amis avaient fait l’équipe. J’étais un des seuls retranchés.

Mon père m’a fait réaliser que le hockey était une école de vie et qu’il fallait apprendre de ces expériences. Il m’a dit de me ressaisir, et ce, au plus vite. Oui, j’ai eu un excellent camp d’entraînement et je méritais autant que les autres à faire partie de l’équipe. Mais l’entraîneur pouvait choisir que 3 ailiers gauches. Les 3 autres ont aussi connu un excellent camp d’entraînement. Les forces de l’un étaient les faiblesses de l’autre et vice-versa.

L’entraîneur devait choisir. Il devait prendre une décision. Et avec les informations qu’il avait à sa disposition, il a pris la décision de me retrancher.

Je me suis présenté au camp du peewee BB qui était situé dans la ville voisine à Aylmer. J’y suis arrivé avec l’intention de prouver que l’entraîneur s’était trompé. J’ai travaillé d’arrachepied durant le camp et aussi tout au long de la saison.

Certes, ça m’a pris un certain temps avant d’accepter la décision car je savais que je pouvais jouer au niveau peewee AA majeur. Dans ma tête et celles de mes parents, j’aurais dû jouer à ce niveau. Mais j’ai appris qu’au hockey voire même dans la vie en général, il n’y a rien de garantie. Et en plus, les 3 qui ont été choisi dans l’équipe méritaient autant que moi de jouer à ce niveau. J'ai accepté mon sort.

En bout de ligne, ma saison au BB a été une de mes plus belles années à vie. Je me suis fait des nouveaux amis que je côtoie encore aujourd’hui, de même pour mes parents. Nous avons remporté 2 tournois, les séries et aussi participer au tournoi de Québec.

Comme joueur, c’est facile de devenir frustré de la situation et se poser la question « pourquoi moi? Pourquoi? » Et c’est aussi difficile pour les parents puisqu’on se sent impuissant face à la situation et on se demande comment on va faire pour aider notre enfant à passer au travers ce défi qui se présente devant lui.

Le hockey est une école de vie. Ça nous permet d’apprendre, entre autres, le travail d’équipe, le leadership, l’éthique de travail et la discipline. Et ça nous permet également d’apprendre à gérer ses émotions, la résilience, faire face à l'adversité, et apprendre à relever un défi.

« Qu’est-ce que je fais à partir de maintenant? » devrait toujours être la question que tu te poses.

Je m’adresse particulièrement aux joueurs qui ont été retranchés cette saison. Garde à l’esprit qu’avant d’atteindre ton plein potentiel et tes objectifs au hockey, il y aura plein d’obstacles sur ta route. Que tu acceptes de les voir ou non, il n’en demeure pas moins qu’ils seront là.

Si tu acceptes de les surmonter avec une attitude positive, en redoublant d’ardeur et en acceptant un certain rôle de leader dans ta nouvelle équipe, sans aucun doute, ils feront de toi un meilleur joueur de hockey, mais aussi, une meilleure personne en général. Ils te permettront de développer des qualités que tu pourras utiliser dans toutes les autres sphères de ta vie.

Et lorsque la prochaine saison arrivera, tu seras un athlète différent, plus déterminé que jamais, et ça, je peux t’assurer que les entraîneurs le remarqueront.

À mon avis, c’est l’attitude d’un gagnant.

Et qu’advient-il de l’entraîneur qui m’a retranché il y a 25 ans? Croyez-le ou non, quelques années plus tard, il m’a demandé de donner des ateliers sur les dangers des mises en échec par-derrière à son groupe d’athlètes. J’ai accepté. Je l’ai également croisé à quelques reprises au cours des années suivantes. On a toujours pris le temps de jaser.

Aux entraîneurs, vous devrez prendre à un moment ou l’autre, des décisions déchirantes et non populaires. Peut-être même que vous allez vous remettre en question sur quelques unes de vos décisions.  Les plus grands entraîneurs du sport professionnel le font encore. Mais l’important, au moment de prendre votre décision, faites préalablement vos devoirs, soyez bien documenté et prenez là avec l’intérêt de tous les joueurs impliqués. Restez fidèles à vos principes. Assumez votre décision et les gens vous respecteront par la suite.

Je vous souhaite une excellente saison !

Merci de partager ce texte.


Steve Lauzon
Loz | Hockey

jeudi 4 septembre 2014

Comment choisir ses adjoints

Une des tâches les plus difficiles pour un entraîneur au hockey mineur est de trouver de bons entraîneurs adjoints. Quelqu’un qui adhérera à votre plan de saison et qui saura vous épauler tout au long de la saison. 

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Prenez le temps de bien choisir vos adjoints

Que vous soyez à la recherche d’un entraîneur pour les gardiens ou encore, pour l’offensive, il y a plusieurs facteurs que vous devez considérer avant de faire votre sélection. Les responsabilités d’un adjoint ont beaucoup évolué depuis les dernières décennies. Il est pratiquement impossible aujourd’hui pour un entraîneur-chef d’occuper toutes les responsabilités comme certains le faisait il y a 15 ans. Tous les entraîneurs qui ont du succès vous le diront : votre succès dépendra beaucoup de la qualité de vos entraîneurs adjoints.

Je n’ai pas besoin de vous mentionner que le monde du hockey mineur est très exigeant. Les joueurs, les parents et les associations s’attendent à beaucoup de l’entraîneur-chef. Par conséquent, l’entraîneur-chef s’attendra à beaucoup de ses adjoints. De là l’importance de choisir les bonnes personnes pour occuper ces rôles.

Dites-vous bien que ce n’est pas à cause que le travail est fait bénévolement (dans la majorité des provinces) que vous ne pouvez pas être stricte sur le choix de vos adjoints. Et ne vous limitez pas uniquement au bassin de parents. J’ai le privilège d’avoir à mes côtés un excellent adjoint qui n’a pas d’enfant impliqué dans l’équipe. Il le fait pour l’amour du sport et la passion d’enseigner aux athlètes.

Une des erreurs les plus fréquentes que l'on voit est que l’entraîneur-chef choisit un adjoint qui répond à 1 seul critère, souvent celui qui a déjà « joué la game ». Alors il choisisse cette personne et en peu de temps, tout tourne au vinaigre pour toutes sortes de raisons et l’entraîneur-chef doit éventuellement prendre la décision de le remplacer, ce qui cause de la confusion au sein du groupe de joueurs et de parents. Pourtant, cette personne possédait une très grande qualité que l’on recherche chez un adjoint soit celle de la connaissance du jeu. Pour faire certain de ne pas être mal interprété, je connais d’excellents entraîneurs-chef et adjoints qui ont « joué la game » et qui sont d’excellents entraîneurs, tout comme je connais d’excellents pédagogues qui n’ont tout simplement pas leurs places derrière un banc de hockey.

Mais les bons adjoints ne courent pas les rues. Je vous propose ici quelques qualités que je recherche chez mes adjoints et j’espère qu’elles vous serviront lorsque vous devrez choisir les vôtres.

Assiduité. Vos adjoints doivent impérativement être présents sur une base régulière. Sinon, ils ne seront pas en mesure de vous aider mais plus important encore, d’aider votre groupe d’athlètes. Et le simple fait qu’ils peuvent être présent ne veut pas nécessairement dire qu’ils le seront. Choisissez quelqu’un sur lequel vous pouvez compter sur sa présence sans avoir à confirmer avec lui à toutes les fois.

Et s’il a un horaire limité, ne rayez pas son nom de la liste. La clé est dans la constance. Si, par exemple, votre adjoint peut seulement être présent 1 entraînement sur 2 mais qu’il sera toujours présent à cet entraînement, vous pouvez organiser votre plan d’entraînement en conséquence.


Loyauté. Très important ! Vous voulez un adjoint qui vous supporte comme entraîneur-chef et qui n’essaie pas d’empiéter sur vos responsabilités devant les joueurs, les parents ou l’association. Ceci ne veut pas dire qu’ils ne peuvent pas travailler avec les joueurs, les parents ou l’association. Au contraire, ils doivent le faire mais en connaissant leurs rôles et responsabilités d’adjoint et avec une intention qui supporte l’entraîneur-chef.  Je répète, très important !


Communication et travail d'équipe. Vous voulez un adjoint qui est en mesure de bien communiquer avec les jeunes sur et hors la glace. L’âge n’a aucune importance dans le choix de son adjoint mais l’habileté de communiquer avec les jeunes l’est !  La communication avec ses collègues est aussi importante.  Je crois fermement que le succès de la saison dépend largement du succès que les entraîneurs ont à travailler en équipe. Il faut être en mesure de garder un esprit et un canal de communication ouvert entre les entraîneurs. Si l’entraîneur des gardiens voit une erreur qu’un attaquant répète continuellement, il faut qu’il le dise à l’entraîneur concerné sans que celui-ci se sente attaqué. Peu importe la position occupée sur le banc, la priorité #1 de tout entraîneur est le développement des joueurs.


Enthousiasme et éthique de travail. Vous voulez un adjoint qui se présente enthousiasmé et avec l’intention de travailler au développement des athlètes. Ceci se reflète instantanément sur l’humeur des joueurs.


Fierté. Avoir de la fierté dans le travail que l’on fait est une importante qualité à posséder. Il y a une énorme différence entre faire le travail et bien faire le travail. Entourez-vous de personnes qui ont de la fierté pour le travail qu’ils font.


Connaissance du jeu. À mon avis, bien que la connaissance du jeu soit importante, c’est la dernière chose qu’ils doivent posséder. Un adjoint qui possède toutes les qualités ci-haut mentionnées mais qui n’a pas beaucoup de connaissances du jeu sera beaucoup plus profitable aux athlètes qu'un adjoint qui a de très fortes connaissances mais faibles dans les autres facettes.

Si la personne a une volonté d’apprendre, la connaissance du jeu peut se développer beaucoup plus facilement que les autres qualités. Et si tel s’avérait le cas, il est important pour un entraîneur-chef de déléguer les bonnes responsabilités aux bons adjoints. Si vous entraînez le Bantam AA et que vous avez un adjoint qui ne connaît absolument rien au métier de gardien de but, il est de l’évidence même que cette personne devrait occuper d’autres responsabilités ! Mais en sommes, si vous trouvez ce genre d’adjoint… trouvez-lui une place !


Et finalement, j’aimerais ajouter un autre élément à la sélection de vos adjoints. Bien que cette qualité puisse aussi s’adresser aux adjoints, je préfère l’identifier à l’entraîneur-chef.

Orgueil. Il faut savoir mettre son orgueil de côté lorsqu’on choisit un adjoint. Ne pas choisir un adjoint parce qu’il a joué à un plus haut niveau que soi ou encore, a des meilleures connaissances ou qualités n’aiderait en rien au succès de la saison. Si on réussit à dénicher un adjoint avec les qualités ci-haut mentionnées, l’orgueil doit prendre le bord.


Bref, prenez-le temps qu’il faut pour choisir vos adjoints. Discutez avec les autres entraîneurs avec qui ils ont déjà entraîné pour avoir leurs points de vue. Ayez des discussions franches avec les candidats potentiels afin de discuter de rôles et responsabilités et aussi, en cas de besoin, de mettre les cartes sur la table AVANT que les problèmes surgissent.

Je suis conscient que les candidats qui sont fort dans chacune de ces qualités sont assez rare. Mais choisissez quelqu’un qui démontre tout au plus du potentiel pour chacune de ces facettes. Des fois, il faut faire confiance à son « gut feeling » :-)

J’espère que ceci vous aidera dans la sélection de vos adjoints. Merci de partager ce texte.


Steve Lauzon
Loz | Hockey

vendredi 22 août 2014

Le système d'échec avant 2-1-2

À mon avis, le 2-1-2 est le système d’échec avant idéal pour créer un momentum tôt dans la partie. On y applique une pression agressive, limite l'espace disponible et précipite les gestes des défenseurs. Ce faisant, des revirements favorables sont alors créés.

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2-1-2 rapproché

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2-1-2 éloigné
En outre, puisqu’il est simple à comprendre, c’est un des premiers systèmes que l’on enseigne aux jeunes joueurs.

Il y a 2 variantes populaires au système :


2-1-2 large
L’objectif du 2-1-2 large est de forcer le défenseur qui récupère la rondelle à faire une passe indirecte derrière son filet à l’un de ses coéquipiers, soit par un over ou un rim. Évidemment, la vitesse de transition offensive de l’adversaire est affectée par conséquent, cela permet de créer des revirements favorables pour l’équipe qui applique la pression.

Comment l’exécuter (rôles et responsabilités)
  •  F1 (1er joueur dans la zone)
    • Joue le porteur de la rondelle
    • Applique une pression agressive sur le défenseur porteur en le forçant à se diriger derrière son filet
  • F2 (2e attaquant dans la zone)
    • Se positionne près du poteau éloigné
    • Vient fermer l’option du wheel
    • Réagit à une passe entre défenseurs (over)
  • F3 (3e attaquant dans la zone)
    • Demeure au haut du cercle de mise au jeu
    • Applique une pression sur l’ailier ou le centre si le défenseur adverse tente de leur effectuer une passe
    • Couvre la zone centrale forçant ainsi l’adversaire à effectuer une sortie de zone le long des rampes
    • Couvre le défenseur qui perce (pinch)
  • D1 (côté rapproché)
    • Protège la ligne bleue et demeure en position
    • S’occupe de l’appui au F3 lorsque ce dernier effectue une pression sur l’adversaire le long de la rampe
  • D2 (côté éloigné)
    • Perce (pinch) seulement du côté éloigné. Sur le côté rapproché, la responsabilité revient au F3
    • Couvre le centre de la patinoire
    • Récupère les rondelles libres
    • Soupape de sécurité

2-1-2 rapproché
Le 2-1-2 rapproché applique une pression agressive (2 joueurs) sur le défenseur porteur de la rondelle, rendant l’option d’effectuer une sortie de zone du côté fort pratiquement impossible. En étant rapproché, le défenseur précipite ses gestes ce qui risque de créer des revirements favorables.

Comment l’exécuter (rôles et responsabilités)

  • F1 (1er attaquant dans la zone)
    • Joue le porteur de la rondelle
    • Prend un angle intérieur vers l’extérieur pour forcer le défenseur porteur à faire demi-tour
    • Neutralise le défenseur le long de la bande et attend que le F2 vienne récupérer la rondelle
  • F2 (2e attaquant dans la zone)
    • Supporte le F1
    • Une fois que F1 a neutralisé le défenseur porteur, récupère la rondelle
  • F3 (3e attaquant dans la zone)
    • Demeure au haut du cercle de mise au jeu et suit la rondelle d’un côté comme de l’autre
    • Applique une pression sur l’ailier ou le centre si le défenseur adverse tente de leur effectuer une passe
    • Couvre la zone centrale forçant ainsi l’adversaire à effectuer une sortie de zone le long des rampes
    • Couvre le défenseur qui perce (pinch)
  • D1 (côté rapproché)
    • Protège la ligne bleue et demeure en position
    • S’occupe de l’appui au F3 lorsque ce dernier effectue une pression sur l’adversaire le long de la rampe
  • D2 (côté éloigné)
    • Perce (pinch) seulement du côté éloigné. Sur le côté rapproché, la responsabilité revient au F3
    • Couvre le centre de la patinoire
    • Récupère les rondelles libres
    • Soupape de sécurité

Il n’y a pas nécessairement une option meilleure que l’autre. Il faut choisir son système basé sur les forces et faiblesses de l’adversaire.

Les avantages
  • Permet de créer un momentum tôt dans la rencontre
  • Permet d’avoir une pression immédiate profonde dans la zone offensive
  • Élimine l’option du wheel et over
  • Permet de créer des revirements en notre faveur
  • Récupération de rondelle rapide
  • Le F3 ajoute un excellent support défensif

Les désavantages
  • Pour être efficace, doit être effectué à pleine vitesse
  • Si mal exécuté ou les joueurs sont lent à réagir, on devient vulnérable à une situation de "chip the board". Le chemin est complètement libre par la suite.

Vidéo explicative






Il est important de retenir que bien que cette stratégie soit efficace, elle peut être battue. Pour vraiment déstabiliser l’adversaire, varier votre système au cours d’un match.

En espérant que vous mettrez en pratique cette stratégie.

Merci de partager ce texte. 



Steve Lauzon
Loz | Hockey

jeudi 7 août 2014

3 habitudes pour améliorer la qualité de tes tirs

Le hockey, comme dans la vie de tous les jours, on peut y développer des bonnes et aussi des mauvaises habitudes. En effet, au hockey il y a plusieurs habitudes qui peuvent éventuellement nous coûter des buts!


Regarde toujours avant de lancer

Dans cet article, je listerai 3 bonnes habitudes pour t’aider à améliorer la qualité de tes tirs au filet. 3 habitudes que tu peux intégrer immédiatement dans tes entraînements.


Habitude #1 : regarde toujours avant de lancer
Ceci est probablement le point le plus important que tous les joueurs de hockey doivent apprendre (et continuer de se faire remémorer). Lorsque tu as la rondelle et que tu veux diriger un tir au filet, assure-toi de regarder vers le filet en premier. Tu serais surpris de savoir combien de joueurs regarde la rondelle en tirant, ce qui résulte plus souvent qu’autrement à un tir directement dans la poitrine du gardien.

Si tu veux améliorer la précision de tes tirs quasi instantanément, alors développe l’habitude de regarder vers le filet avant de tirer. Ceci t’aidera de deux façons :
  • Tu pourras déterminer si tu dois lancer, passer ou encore feinter;
  • Si tu dois lancer, tu sauras où lancer! Ta précision sera meilleure puisque tes yeux seront fixés sur l’endroit où tu veux envoyer la rondelle.

Si tu veux en faire une habitude, regarde avant de lancer et ce, à toutes les fois que tu diriges un tir au filet. Ça n’a pas d’importance si tu es à la maison en train de pratiquer tes tirs, lors de ton entraînement d’équipe ou en train de joueur au hockey dans la rue avec des amis. Regarde toujours avant de lancer. Plus tu le feras durant tes pratiques et entraînements, plus grandes seront les chances que tu le fasses durant un match.


Habitude #2 : diriges-toi vers le filet
Une opportunité de marquer se présente à toi, tu en profites et tu effectues un tir puissant vers le filet, pour ensuite te dirigé vers le coin de la patinoire. Combien de fois a tu été témoin d’une scène de la sorte? Si tu réussis à marquer, il n’y a pas de problème, mais qu’est-ce qui arrive si le gardien donne un rebond dans l’enclave?
Si tu veux compter plus de buts, tu dois foncer vers le filet après ton lancer. Lance au filet et fonce à toute vitesse vers celui-ci afin de récupérer un rebond potentiel. Certains défenseurs baisseront leur garde une fois que le lancer est effectué. Si tu es alerte, tu peux réussir à te faufiler afin d’avoir une opportunité supplémentaire de marquer. Tes efforts supplémentaires résulteront en plus de but.

Si tu veux en faire une habitude, tu dois le faire durant tes entraînements. Pas obligé de foncer et te battre avec ton gardien pour la rondelle à toutes les fois. Mais tu peux toujours foncer au filet et toucher le poteau avec ton bâton après chacun de tes lancers. Ceci te rappellera que tu dois foncer au filet après avoir dirigé un tir au filet.

Habitude #3 : frappe le filet
Combien de fois as-tu manqué le filet durant un entraînement? Probablement à plusieurs reprises puisque tu essayes toujours de viser le haut du filet. Pas grave… c’est juste une pratique. FAUX ! Tu te pratiques à marquer des buts, pas à manquer le filet.

Si tu veux en faire une habitude, lorsque tu manques le filet durant un entraînement, tu dois en être conscient. Tu devrais devenir un peu irrité et te dire que tu es meilleur que ça. Ceci te rendra plus focaliser à frapper le filet ainsi qu’à prendre des tirs de qualité. Éventuellement, tu frapperas le filet à répétition et cela deviendra une habitude. De toute évidence, si tu frappes le filet, tu as des meilleures chances de marquer !

C’est 3 bonnes habitudes que tu peux utiliser immédiatement afin d'augmenter tes chances de marquer.

Merci de partager ce texte.

Cet article a été traduit librement. L’article original peut être trouvé sur http://hockeynow.ca/performance/3-good-shooting-habits. Tout le crédit revient à Jeremy Rupke de http://www.howtohockey.com



Steve Lauzon
Loz | Hockey

mardi 8 juillet 2014

5 règles pour devenir une force dominante sur la patinoire

Être plus rapide, plus fort et plus habile sur patin c’est beaucoup plus que simplement patiner avec plus d’intensité. En fait, pour arriver à ces fins, il faut patiner plus intelligemment. Un des traits que l’on retrouve dans ceux qui excellent au hockey est qu’ils savent bien patiner.

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Il faut savoir patiner intelligemment

L’application des cinq règles suivante vous permettra non seulement de patiner plus intelligemment, elles vous permettront de devenir une force dominante sur la patinoire.

Règle nº1 : Il faut patiner et attaquer avec vitesse
La première chose que l’on doit faire en prenant possession de la rondelle est de patiner. Plus souvent qu’autrement, les joueurs arrêtent, se laissent glisser, manient trop la rondelle et perdent contrôle de celle-ci avant même d’avoir eu l’opportunité de créer une attaque. Les joueurs dominants explosent dès le moment qu’ils prennent possession de la rondelle.

Règle nº2 : Il faut poursuivre la rondelle avec acharnement
Les joueurs doivent poursuivre la rondelle à pleine vitesse et avec un effort acharné. Le hockey est un sport de vitesse. En restant immobile, vous vous demandez par la suite qu’est-ce qui vient tout juste de passer près de vous. Pourchassez la rondelle avec acharnement et avec la réelle intention de la récupérer tout au long de la partie.

Règle nº3 : Il faut aller dans l’espace bleu !
Offensivement, les joueurs doivent se diriger où est-ce que la rondelle se trouve. Cela veut dire, dirigez-vous vers le filet avec agressivité et avec la véritable intention de récupérer la rondelle. Vous serez éventuellement récompensé !

Règle nº4 : Il faut arrêter devant le filet à chacune des occasions
L’action se passe majoritairement devant le filet, autant offensivement que défensivement. Offensivement, arrêtez-vous toujours devant le filet. Cherchez les opportunités secondaires de marquer tel que les rebonds, les rondelles libres, etc.

Règle nº5 : Il faut utiliser son momentum afin de conserver sa vitesse
Une des composantes clés de patiner intelligemment est de ne jamais cesser de bouger. Utilisez le fait que vous êtes toujours en mouvement afin de conserver votre vitesse et aussi vous permettre d’exploser lorsqu’une rondelle devient libre. Ceci vous permettra d’avoir quelques pas d’avance sur votre adversaire.



En bref, beaucoup de joueurs ont des habiletés physiques extraordinaires mais ne sont pas en mesure de les combiner avec des habiletés mentales fortes, spécifiquement l’art de bien patiner. Les joueurs doivent garder à l’esprit qu’il y a toujours place à amélioration. Cela vient en étant bien préparé mentalement afin de performer au plus haut niveau et ce, à tous les jours.

Les joueurs doivent garder la tête haute et patiner intelligemment en appliquant les 5 règles ci-dessus.

Plus vous pratiquerez, meilleur vous deviendrez. Rappelez-vous, patinez à fond de train et dominez !

Merci de partager ce texte.


Tout le crédit de cet article revient à :
Steve Serdachny is Skating & Skills coach for the Edmonton Oilers and Oklahoma City Barons. He conducts power skating and hockey schools, worldwide. His power skating and advanced skill and scoring systems are highly effective in developing maximum performance on ice. You can catch Steve online and his highly acclaimed DVD series, including the TV show, Hockey Academy, from the NHL Network. For more info, visit elitepowerskating.com or call 1-877-30-SKATE.

Article original : http://hockeynow.ca/performance/43451-how-to-skate-smart-and-rule-the-ice


Steve Lauzon
Loz | Hockey

vendredi 13 juin 2014

Comment défendre contre un rush offensif

Comment défendre un rush offensif

Une des situations les plus courantes dans un match de hockey est lorsqu’un défenseur doit faire face à un rush offensif. Que ce soit des 1 vs 1, 2 vs 1, 2 vs 2 ou des 3 vs 2, le défenseur doit savoir sur quoi ou qui focaliser lorsque le rush se présente. Ceci lui permettra d’augmenter drastiquement ses chances de neutraliser l’attaque adverse.


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Le rush offensif

En fait, il y 2 choses que le défenseur peut focaliser durant un rush :
- la rondelle;
- le joueur adverse.

Lorsqu’on focalise son attention sur la rondelle, le bâton doit être en ligne direct avec la palette de l’adversaire. On utilise le bâton pour éliminer le centre et guider le porteur le long de la bande. Ce faisant, on élimine la possibilité d’un accès direct au filet et d’un tir dangereux de l’enclave.

Lorsqu’on focalise son attention sur le joueur (exemple, en situation de 1 vs 1), l’attention doit être portée sur sa poitrine et non sur la tête, les épaules ou encore la rondelle. Le bâton doit être sur la glace en face directement en avant de nous. Le défenseur laisse le joueur venir à lui et diminue graduellement son écart avec celui-ci. Son but est de le diriger le long de la bande ou les chances de marquer seront moindres.

Je suis conscient que certains diront qu’il est préférable de jouer du 1/3 – 2/3 ou encore, toujours mettre de la pression sur le porteur. Évidemment, on adapte sa stratégie selon l’équipe adverse. Mais en général, le tableau ci-dessous représente un guide sur la meilleure approche à utiliser peu importe la situation de rush de l’équipe adverse.

1 vs 1
Focaliser sur le porteur

2 vs 1
Rester au centre de la glace

1 vs 2
Rester au centre de la glace et forcer le porteur le long de la bande

2 vs 2
Focaliser sur le porteur et le non porteur

3 vs 2
Rester au centre de la glace, forcer le porteur le long de la bande et éliminer l’option de passe au centre

Lorsqu’il y a plus d’attaquants que de défenseurs, ce type de rush est appelé en anglais odd man rush, ou encore, rush en surnombre. Le plus dangereux dans ce type de situation est que le porteur fasse une passe rapide derrière les défenseurs à un coéquipier libre en pleine vitesse. Prévenir ce genre de passe devient donc une priorité pour le défenseur. Il doit rester alerte en tout temps.

Lorsque le nombre d’attaquants ou de défenseurs est le même, ou encore, lorsqu’il y a moins d’attaquants, les défenseurs peuvent se concentrer sur un joueur adverse et garder le porteur le long de la bande. Il est important pour les défenseurs de communiquer entre eux afin de savoir qui fait quoi. La patience est de mise ici. Les défenseurs doivent laisser l’attaquant venir à eux et non s’avancer vers lui. Ceci pourrait faire en sorte qu’un le défenseur perdre pied et que le porteur ait maintenant un accès direct au filet.

Bref, en situation de rush, il est important pour le défenseur de faire une bonne lecture du jeu. En restant en position et en dirigeant le porteur le long de la bande, cela permet de gagner quelques secondes importantes qui permettront à ses coéquipiers d’effectuer leurs replis défensifs et venir prendre position en zone défensive. Le rush sera ainsi éliminer.


Merci de partager ce texte.


Steve Lauzon

vendredi 6 juin 2014

Loz Hockey - programme d'entraînement estival

Voici un programme d’entraînement estival conçu pour les adolescents et adolescentes. Il a été inspiré de coach Nielsen (http://coachnielsen.wordpress.com/), une ressource que je consulte régulièrement.

J’ai adapté quelque peu le programme mais l'essentiel demeure le même. Puisqu’il est conçu pour les adolescents, il est principalement axé sur la coordination, l’agilité, la vitesse et l’accélération.

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Programme d'entraînement estival

Ci-dessous, les liens pour télécharger le programme d’entraînement, le programme 30 jours pour développer un lancer puissant et précis, un guide sur la nutrition et aussi, les étirements recommandés par Hockey Canada.

Au cours des prochaines semaines, j’aurai une séquence vidéo pour chacun des ateliers présentés dans le programme d’entraînement. Il me reste à convaincre mon fils à faire de la vidéo :-)

Ce programme est un guide. Il y a plusieurs choses additionnelles que vou pouvez faire, tel que les haies, les sprints parachute voire même du jogging sur une longue distance. Le plan attaché en est un que vous pouvez faire directement à la maison avec quelques cônes et craies. Ajoutez-y de la musique, ayez du plaisir et surtout, encouragez l'athlète !

Messages aux athlètes : bien entendu, comme tout programme d’entraînement, il est important de le faire sous supervision d'un adulte et d’être à l’écoute de son corps. La dernière chose que l’on veut est de se blesser durant un entraînement. Assurez-vous de faire un échauffement et une activation adéquate.

Si vous avez des commentaires voire même des suggestions à ce programme, merci de me les partager ici ou encore, sur la page facebook.

Bon été et merci de partager ce texte.

Steve Lauzon
Loz | Hockey